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Sacré Samuel Eto’o

Samuel Eto'o sous le maillot de l'Inter Milan. Photo : Steindy.commons.wikimedia.org.cc
Samuel Eto’o sous le maillot de l’Inter Milan. Photo : Steindy.flickr.cc

Samuel Eto’o parle de lui à la 3ème personne et ne tarit pas d’éloges à son sujet. Il est l’un des meilleurs attaquants du monde mais n’a jamais brillé par sa modestie, comme il a pu briller par son talent et ses performances dans les clubs où il a joué. Sa dernière sortie au sujet de Guardiola est à l’image des déclarations qui ont ponctué sa carrière. Florilège.

« J’ai rappelé à Guardiola quand il est arrivé qu’il avait été un bon joueur et pas un grand joueur »
Dans l’émission Club du dimanche diffusée sur beINsports dimanche 23 mars 2013, l’attaquant camerounais parle de ses relations avec l’ancien entraîneur du FC Barcelone. Sans tabou.

[Interview beIN SPORTS] Quand Samuel Eto’o… par beINSPORTS

« Pour me perturber, il en faut plus… Je suis Samuel Eto’o »
Alors qu’il se sait suivi et filmé par une caméra de Canal +, José Mourinho remet en cause l’âge et les qualités du joueur. Histoire de piquer un peu l’attaquant qu’il connaît bien après leur passage commun à l’Inter Milan. Réponse de l’intéressé.

« Je parlerai à votre patron »
Après une défaite des Lions du Cameroun contre le Sénégal, Samuel Eto’o s’en prend directement à un journaliste. Menaces en prime.

« Anzhi a fait une offre à la hauteur de mon talent »
Samuel Eto’o signe en 2011 à l’Anzhi Makhachkala, un club russe dirigé par un milliardaire. Le transfert est estimé à 27 millions d’euros pour un contrat de trois ans. Il signe un contrat qui lui rapporte 20,5 millions d’euros par an et devient alors le joueur de football le mieux payé du monde. Sans complexe.


Bonus Track :

Parce que, quand même, Eto’o, c’est la classe.

Un œil sur… Spécial Calcio

Ce week-end en Italie, les 6 premiers de la série A s’affrontent. Trois matchs de folie qui pourraient marquer un tournant dans la saison 2010-2011. Des chocs de toute beauté dans un championnat en demi-teinte qui peine à retrouver son éclat : suivez le guide pour un petit week-end en Italie…

Le match de week-end. Juventus de Turin – AC Rome. Le 5ème contre le 6ème. La Juventus de Turin, aussi irrégulière qu’impressionnante, contre l’AS Rome, partie de loin, restée longtemps dans le bas du tableau et tout juste de retour dans le haut de la Série A. Un choc de légende : Del Piero VS Totti, deux joueurs mythiques du Calcio et de l’Italie qui n’ont toujours pas raccroché les crampons. Ce sera aussi l’occasion de voir Mexès qui revient comme titulaire dans son club et en équipe de France, et de comprendre pourquoi Jérémy Ménez n’est pas dans la liste de Laurent Blanc. Rendez-vous samedi, 20H45.

Le derby du week-end. Inter Milan – AC Milan. Le derby de Milan sera bouillant. L’Inter pointe à la 4ème place et ce n’est pas habituel. Le Milan AC est 1er et ce n’est plus habituel non plus. Ce sont certainement parmi les joueurs offensifs les plus talentueux du monde qui seront présents sur la pelouse dimanche soir à 20H45 : Samuel E’too, Diego Milito, Wesley Sneijder, Zlatan Ibrahimovic, Robinho, Ronaldinho.

Le joueur du week-end. Zlatan Ibrahimovic. On connaît le caractère trempé du suédois, ses coups de gueule et sa certitude insolente. S’il est capable de gestes extraordinaires, s’il sent le football dans ses prises de balles, ses contrôles, ses frappes, il n’est pas aux rendez-vous dans les gros matchs. Il a l’occasion de se distinguer ce week-end et de conforter son club en tête du championnat.

La polémique du week-end. Roberto Cassano. L’enfant terrible du football italien aurait pu avoir une carrière incroyable. Mais El Pibe de Bari – surnom qui en dit long sur son talent – est plus connu pour ses frasques, ses coups de sang et ses pétages de plomb. Après le Bari, le Real Madrid, l’AS Rome, il semblait avoir retrouvé la stabilité à la Sampdoria de Gênes et son talent. Mais il a pété les plombs : une procédure de licenciement est engagée contre lui, après qu’il a insulté son président. Malgré des excuses, des tentatives pour recoller les morceaux, Cassano a laissé passer une nouvelle chance. La Série A perd son bad boy. RIP.

L’entraîneur du week-end. Rafael Benitez. Il est parti de Liverpool, après quelques belles années mais des derniers mois délicats. Il succède à Mourinho à l’Inter qui a remporté 3 titres. Pas facile donc pour l’espagnol de s’imposer dans un club où le droit à l’erreur n’est pas permis. Certains observateurs italiens critiquent les entraînements trop physiques qui fatiguent les joueurs, jusqu’à faire planer des doutes sur les nombreuses blessures. Rafael Benitez n’aura pas vraiment le droit à l’erreur contre les ennemis de l’AC Milan, au risque de passer un hiver très moyen.

Un œil sur…

De l’Angleterre à la Grèce, de Rooney à Govou, un week-end de foot qui s’annonce plus prometteur. Ce qu’il ne faudra pas louper.

Le match du week-end. Manchester City-Arsenal. Le deuxième contre le troisième. 3 points séparent les deux clubs qui jouent gros : c’est l’occasion pour les Gunners de rester dans la course pour le titre. Mais surtout, les petits jeunes d’Arsenal ont des choses à prouver. Malmenés depuis plusieurs saisons par les grosses équipes du championnat, les hommes d’Arsène Wenger doivent saisir l’occasion pour s’imposer face à un gros calibre. Tévez ne l’entendra pas de cette oreille : l’argentin fait un début de saison de grande classe, délivre les siens souvent. Adebayor a fait un retour fracassant en Ligue Europa, inscrivant un triplé contre le Lech Poznan. S’il lui prend l’envie d’aller chambrer ses anciens co-équipiers de Londres, nul doute que le spectacle sera au rendez-vous. Rendez-vous dimanche à 17h.

Le joueur du week-end. Samuel E’too. D’accord, Gareth Bale de Tottenham a inscrit 3 buts « playstation » en 45 minutes contre l’Inter. Chapeau. Mais ce match en Ligue des Champions fut l’occasion pour E’too de briller encore une fois. Alors, juste pour le plaisir, le match contre la Sampdoria (7ème) sera le pretexte pour se délecter devant l’un des meilleurs joueurs africains de tous les temps. Rendez-vous dimanche soir à 20h45.

Le derby du week-end. AEK Athènes contre le Panathinaïkos, le derby d’Athènes. Un choc historique d’autant que les deux équipes sont respectivement 3ème et 2ème. Une rencontre importante pour la suite du championnat, dans les ambiances bouillantes des stades grecs. Boumsong et « Whiskey-coca » (surnom affectueux attribué à Sidney Govou) pour le premier gros derby, dimanche, 19h30.

L’entraîneur du week-end. Claude Puel. Oui, parce que Lyon a beau se ressaisir, Claude n’est pas certain de terminer la saison. Le président Aulas a repoussé l’échéance jusqu’au 27 octobre pour son entraîneur. Certes, Arles-Avignon n’est pas en mesure de menacer l’OL, mais Claude Puel n’est toujours pas en odeur de sainteté. Bon, à suivre pour la stratégie communication du coach, et celle du président, maître en la matière.

La polémique du week-end. Wayne Rooney et Manchester United, ou le jeu du chat et de la souris. Il a dit qu’il voulait partir. Et puis finalement, il a signé un contrat pour 5 ans. Un seul but sur penalty depuis le début de la saison, la Une des tabloïds pour ses frasques extra-conjugales et du coup, le mauvais caractère de Wayne, chahuté par les supporters, reprend le dessus. Le « je t’aime, moi non plus », à la sauce british, semble pourtant terminé. Mouais.

Coupe du Monde 2010 : les qualifiés pour les huitièmes

On connaît les qualifiés pour les huitièmes de finale de la première Coupe du monde de l’histoire sur le continent africain. A mi-parcours, le constat est là : l’édition 2010 restera dans les annales à plus d’un titre. Des évidences, certes ; de grosses surprises, surtout.

L’AMERIQUE CONQUERANTE

La joie des joueurs des USA après leur victoire contre l'Algérie. Photo : jasonwhat.flickr.cc
La joie des joueurs des USA après leur victoire contre l’Algérie. Photo : jasonwhat.flickr.cc

C’est simple : à part le Honduras, toutes les équipes du continent américain engagées seront en huitième. Des favoris (Argentine, Brésil) aux outsiders (Uruguay, Mexique, Paraguay, Chili et Etats-Unis), elles seront toute là. Comme un message pour l’Europe des stars, c’est, outre un savoir technique et tactique maîtrisé, leur collectif solidaire qui les aura amenées là, parfois sur le fil du rasoir et avec difficultés. L’Argentine tient son rang et son jeu est certainement le plus léché et agréable. Le Brésil un peu moins serein que prévu se qualifie sans trop forcer. Au courage pour les autres, le continent américain sera dignement représenté…

L’AFRIQUE A LA RAMASSE

Sur 6 équipes africaines engagées, une seule est parvenue à se qualifier pour les huitièmes de finale. Le continent attendait beaucoup de ses sélections emmenées par des stars mondiales. Pas de miracle pour la Côte d’Ivoire de Drogba et le Cameroun de Samuel Eto’o. Fin du Mondial. Faible techniquement, le Nigéria a tout bonnement déçu et l’Algérie, inexpérimentée, n’a pas réussi à réitérer les exploits de la qualification. Enfin l’Afrique du Sud, malgré le soutien de son peuple et des vuvuzélas, est la première équipe hôte à ne pas atteindre les huitièmes. Les Bafanas-Bafanas ont tout de même terminé leur Mondial sur une victoire contre la France. Dans un groupe serré, le Ghana se qualifie grâce à une victoire contre la Serbie, un match nul contre l’Australie et une défaite contre l’Allemagne. Les sélections africaines doivent revoir leurs copies.

L’EUROPE A BOUT DE SOUFFLE

14 sélections européennes engagées, 6 qualifiées, dans la difficulté. Fatigue des joueurs, suffisance, système de jeu trop connu et facile à contrer : il y a des raisons. L’Angleterre de Capello se qualifie dans la douleur. La presse anglaise avait pourtant titré au lendemain du tirage au sort « EASY », qualificatif attribué au groupe réunissant l’Algérie, la Slovénie et les Etats-Unis. Confiance, supériorité… L’Allemagne commence en trombe en infligeant un 4-1 indiscutable à l’Australie. Mais contre les Serbes, médiocres, la Nazional Manschaft ne peut même accrocher le match nul. Il faut une courte victoire contre le Ghana pour permettre à l’Allemagne de rejoindre les huitièmes, non sans mal. Le premier match de l’Espagne fit l’effet d’une bombe : la Roja défaite contre la Suisse, par le plus petit des écarts. Un jeu parfois stéréotypé de la sélection que les observateurs voient déjà championne du Monde : passe courte en une touche de balle, qui n’est pas sans rappeler le Barça. Comme un symbole, la Suisse se la joue Inter de Milan, ultra-défensive, ultra-disciplinée, laissant le ballon aux espagnols, attendant le contre. Un coup de tonnerre pour les joueurs ibériques, arrivés sur la pelouse pleins de certitude. Les hommes de Vicente del Bosque se reprennent et se qualifient pour les huitièmes. Rassurés, pour l’instant. Ce fut plus simple pour les Pays-Bas et le Portugal. Les Hollandais assument pour l’instant leur statut de favori, assurés dès le deuxième match de poursuivre la compétition. Dans le groupe de la mort, le Portugal fait jeu égal avec le Brésil, tient en échec la Côte d’Ivoire et lamine, 7-0, la Corée du Nord. La Slovaquie élimine l’Italie. Plus faible techniquement et individuellement, le collectif et la solidarité de cette petite équipe auront eu raison du Champion du monde en titre.
Out donc France, Italie, Serbie, Danemark, Grèce, Slovénie, Suisse. Pour les trois derniers, c’était prévisible. En revanche, les finalistes de la dernière édition auront brillé par leur médiocrité et la France aura éclaboussé le monde d’un ridicule qui restera dans l’histoire de la Coupe du monde, autant sur le terrain qu’en dehors.
France et Italie, les meilleurs ennemis, ne se qualifient pas dans les deux groupes les plus faibles du Mondial. Le séjour en terre africaine n’aura pas duré bien longtemps. C’est décevant également pour la Serbie – qualifiée pour le Mondial sans passer par les barrages – que les observateurs annonçaient plus forte que ce qu’elle a montré. Aurait pu mieux faire.

L’ASIE ETONNE

Match opposant l'Argentine et la Corée du Sud. La Corée du Sud se qualifie pour les huitièmes de finale. Photo : DundasFootballClub.flickr.cc
Match opposant l’Argentine et la Corée du Sud. La Corée du Sud se qualifie pour les huitièmes de finale.
Photo : DundasFootballClub.flickr.cc

Rigoureuses, disciplinées et solidaires : les équipes asiatiques sont en progrès, incontestablement. Petits gabarits techniques et gros collectifs, elles n’ont pas loupé le rendez-vous africain. 3 sélections engagées, 2 qualifiées. Bon score. La Corée du Sud se qualifie en huitième, dans un groupe loin d’être évident (Argentine, Nigéria, Grèce). Le Japon, considéré comme le plus faible de sa poule au début de la compétition s’octroie une place en huitième, laissant Danemark et Cameroun sur place. Rien que ça. La Corée du Nord rentre au pays, après une grosse défaite contre le Portugal, mais aura eu le mérite d’accrocher les quintuples champions du monde brésiliens. Rien que ça.

LES EQUIPES SURPRISES

Soyons sport et classe – en ces temps tourmentés, ce n’est pas si courant – et saluons la performance de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie. Le football n’y est pas un sport national. Pourtant, pour elles, le Mondial est bon : la Nouvelle-Zélande n’a pas perdu un match et l’Australie s’est même offerte le luxe de battre la Serbie et de faire jeu égal avec le Ghana.