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« Les Français et le football », dernière enquête réalisée par Ipsos

La Ligue de football professionnel a publié aujourd’hui une étude commandée par elle-même et l’Union des clubs professionnels de football auprès d’Ipsos. Réalisée entre le 1er et le 5 novembre dernier sur un échantillon de 2015 personnes, l’enquête, intitulée « Les Français et le football » apporte plusieurs enseignements sur l’image du football professionnel.

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Le football reste le sport N°1 des Français

Les dirigeants de l’UCPF et de la LFP peuvent être rassurés ! Le football garde une bonne marge d’avance sur ses concurrents en matière de popularité. 14 % des Français se disent passionnés par le football contre respectivement 8 et 7 % pour le rugby et le tennis. Reste maintenant à déterminer l’évolution de la popularité de ces sports d’une année sur l’autre, une évolution qui n’enchantera pas forcément les dirigeants du football français…

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Des Français masochistes : la Ligue 1 est leur compétition de clubs préférée

Les Français seraient-ils maso ? Alors que la plupart des rencontres de Ligue 1 fait office de succédané au somnifère, cette compétition reste la préférée des Français avec 68 % de réponses favorables. Elle est néanmoins talonnée par la Ligue des Champions qui atteint les 65 %. On en reparle demain soir pendant Evian Thonon Gaillard-Nantes ?

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39 % des supporters le sont d’au moins deux clubs français… Quelqu’un a dit footix ?

Près de la moitié des personnes interrogées se disant supporter l’est d’au moins deux clubs différents ! On ne parle pas de deux clubs à l’échelle européenne mais à notre petite échelle hexagonale ! De quoi faire bondir les plus conservateurs du ballon rond… Quand on voit des spécimens comme celui-ci, on ne peut que les comprendre dans un sens.

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Valbuena parmi les joueurs les plus emblématiques de la L1

Elle est belle notre vitrine ! Zlatan, Falcao, Cavani, Valbuena… Oui, Petit vélo figure en 4ème position des joueurs les plus emblématiques de notre championnat. Rien d’étonnant, qui oserait préférer James Rodriguez, Thiago Silva, André Ayew ?

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Pour plus d’infos, rendez-vous sur cette page.

Cabaye, la bonne idée du PSG ?

Convoité cet été par Arsenal, et plus récemment par le Manchester United de David Moyes, Yohan Cabaye, à 28 ans, fait enfin le grand saut. Après un exil anglais de deux ans et demi, le voilà de retour dans l’hexagone, du côté du Paris Saint-Germain. Transféré pour au moins 20 millions d’euros, Cabaye est assurément une recrue de choix pour le club de la capitale. Mais dans un secteur déjà bien fourni, tant qualitativement que quantitativement, l’arrivée de l’ancien lillois soulève bien des interrogations.

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Cabaye, nouvelle recrue du PSG

Il fut un temps où le mercato hivernal était une période redoutée par les supporteurs parisiens. Semak, Souza, Everton Santos… La liste des transferts hivernaux ratés est longue comme un bras au Paris Saint-Germain (et pour beaucoup d’autres clubs français). Mais depuis l’arrivée de QSI à la tête de la direction parisienne en 2011, la donne a quelque peu changé. Finis les transferts sibyllins, place au clinquant ! Maxwell, Alex et Motta à l’hiver 2012, Lucas et Beckham en 2013 et désormais Cabaye. Lubie de Laurent Blanc qui en faisait sa priorité cet hiver, le désormais ancien joueur de Newcastle aura néanmoins fort à faire au PSG.

Priorité de Laurent Blanc

L’international français devra tout d’abord se trouver une place dans un secteur où la concurrence est rude : le trio Verrati-Motta-Matuidi semble indétrônable tant leur maîtrise au milieu est impressionnante depuis le début de la saison. Sur le banc, l’émergence d’Adrien Rabiot, certes blessé pendant quelques semaines, et le retour de Javier Pastore, qui enchaîne des prestations convaincantes depuis le début de l’année civile, vont donner du fil à retordre au néo-parisien. Alors, forcément, une question taraude l’esprit de tous les footeux : que vient-il faire au PSG ? Zlatan et Thiago Silva, après avoir été consultés par le président Nasser al-Khelaïfi, n’avaient ainsi pas hésité à manifester leur circonspection à cette arrivée. La direction elle-même semblait réticente à l’idée de dépenser plusieurs dizaines de millions d’euros sur un joueur de 28 ans qui n’a pas encore fait ses preuves dans un club de très haut niveau. Mais sans doute convaincu par les résultats et surtout par l’insistance de l’entraîneur parisien, Nasser a cédé finalement à la doléance de Blanc en sortant le chéquier.

Cabaye a le mérite de présenter un profil intéressant pour le PSG. Après son transfert à Newcastle en 2011, on le pensait perdu aux oubliettes. Transféré pour seulement 6 millions d’euros à l’époque, nombre de spécialistes français déploraient de voir un tel joueur quitter la Ligue 1 pour un club anonyme de la Premier League alors que des clubs comme l’OM et le… PSG manquaient clairement d’un joueur technique dans l’entrejeu. Et pourtant, en l’espace de deux ans et demi, l’ancien Lillois en a étonné plus d’un. A commencer par les Anglais : le milieu français s’est vite imposé comme une valeur sûre du championnat. Dans les travées de Saint James’ Park, Cabaye est devenu la coqueluche des Novocastriens et surtout le porte-drapeau d’un recrutement français qui porte ses fruits dans la ville du Tyne and Wear. Au contact du jeu britannique, l’ancien lillois a su élargir sa palette de jeu. On l’avait laissé technique et classieux, on le retrouve plus hargneux et incisif dans les duels. L’Angleterre l’a transformé en un joueur « box-to-box » dont la France manque cruellement dans son équipe. Cabaye est désormais capable de descendre d’un cran sur le terrain, à l’image de ses dernières prestations avec les Bleus, pour endosser un rôle de 6 à la fois juste dans ses passes et agressif dans ses interventions. Il sait également se muer en redoutable buteur : 7 buts inscrits en 19 matches depuis le début de la saison.

Cabaye, vraiment utile pour le PSG ?

La qualité du joueur n’étant plus à prouver, il reste désormais à comprendre son utilité dans un effectif parisien pléthorique. Son arrivée est en premier lieu bénéfique du simple point de vue quantitatif : avec 6 joueurs pour 3 places sur le terrain, Laurent Blanc voit les postes de son milieu doublés, à l’image de ce qui se fait dans les plus grands clubs européens. Encore engagé dans trois compétitions (Ligue des Champions, Ligue 1 et Coupe de la Ligue), le Paris Saint-Germain aura tout intérêt à faire tourner son effectif lors de matches de moindre importance. L’arrivée de Cabaye arrive donc à point nommé pour le leader de la Ligue 1, d’autant plus que le joueur sera qualifiable pour la Ligue des Champions dès les huitièmes de finale face au Bayer Leverkusen. Difficile en revanche de deviner dans quelle mesure l’ancien lillois jouera sous les ordres de Blanc. Entre un Motta qui effectue sa première saison complète (jusque-là), un Verratti qui monte en puissance et un Matuidi à l’engagement irréprochable, on ne voit pas vraiment où l’ancien joueur de Newcastle trouvera une place de titulaire indiscutable. Le premier semble intouchable tant les prestations de l’équipe dépendent de sa présence. L’entraîneur du PSG pourrait donc instaurer un turnover, lors des matches cruciaux notamment, entre Verratti, Matuidi et Cabaye. Si Laurent Blanc a l’intention de mettre en place un jeu offensif, il pourrait se tourner vers un milieu composé de Verrati-Motta-Cabaye plutôt qu’un Verrati-Motta-Matuidi voire un Cabaye-Motta-Matuidi. Si l’un des trois joueurs actuellement titulaires devait laisser sa place au nouveau venu, Matuidi, qui pêche dans la finition et dans la dernière passe, risquerait bien de faire les frais de l’arrivée d’un Cabaye capable de distiller des passes longues et précises de sa moitié de terrain.

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Matuidi, victime collatérale de l’arrivée de Cabaye ? (Crédits : Creative Commons)

Une autre explication pourrait plutôt se trouver dans un avenir plus lointain. L’effectif parisien va sans doute être remanié à l’issue de cette saison : Matuidi, qui est en fin de contrat en juin 2014 et donc libre de s’engager où il veut, est ardemment courtisé par plusieurs clubs du gotha européen ; Verratti ne se disait pas contre un retour au bercail, surtout si la Juventus en fait sa priorité pour un remplacement sur le long terme de Pirlo ; et avec Thiago Motta, qui atteindra les 32 ans en août prochain, les dirigeants parisiens feraient bien de penser à une alternative plus jeune.

Le dindon de la farce pourrait donc bien être Cabaye. Si son adaptation tarde à voir le jour, il y a de fortes chances qu’il passe la deuxième partie de saison sur le banc avec un statut de remplaçant de luxe. Alors qu’il était au meilleur de sa forme outre-manche, il a pris un énorme risque en rejoignant un effectif déjà huilé et rompu aux consignes de son entraîneur. A quelques mois de la Coupe du monde au Brésil, nul doute que Deschamps va scruter ses prestations avec attention.

Les absentes de la Coupe du Monde 2014

Vendredi 6 décembre aura lieu le tirage au sort des groupes de la Coupe du Monde 2014. 32 équipes sont qualifiées, parmi elles, toutes les sélections championnes du monde depuis la création de la compétition. Restent quelques sélections attendues mais absentes, qui ne fouleront pas les pelouses brésiliennes l’été prochain.


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PSG : les hommes du titre

Après 19 ans d’attente, le PSG décroche son 3ème titre de champion de France. Le club de la capitale continue d’écrire son histoire, comme au temps des deux premiers titres de champion (1986 et 1994). Aux joueurs et dirigeants qui font déjà partie de la légende du club (Francis Borelli, Safet Susic, Luis Fernandez, George Weah, Vincent Guérin, Alain Roche, Bernard Lama, David Ginola… ) s’ajoutent ceux du cru 2013, qui entrent dans l’Histoire du PSG. Zoom sur les principaux artisans du titre.

Carlo Ancelloti
Expérience, rigueur tactique, capacité à gérer les grands joueurs : Carlo Ancelloti a apporté son savoir-faire acquis pendant ses années d’entraîneur dans des grands clubs (Juventus, Milan AC, Chelsea) et dans les grandes victoires européennes. Entre coups de gueule après des défaites évitables face à des joueurs qu’il fallait recadrer, et éloges devant les qualités individuelles à la sortie des bons matches, Carlo Ancelloti a su emmener le PSG au titre. Les ego des uns, l’impatience des autres n‘auront empêché Carlo de garder le cap. Emu hier, il n’a pas affirmé qu’il restait, ni qu’il partait. Quelle que soit l’issue, il restera toujours le leader de ce troisième titre.
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Leonardo
Il a énervé, agacé, étonné, innové, critiqué depuis son arrivée comme directeur sportif au PSG, après la prise de fonction des qataris. Leonardo a permis au club de faire venir de grands joueurs, d’aller chercher des talents italiens : son réseau est immense, autant que son caractères est impétueux. Admiré ou détesté, force est de constater que la victoire du PSG d‘aujourd’hui est celle d’une politique menée depuis deux ans. Avec Leo sous le feu des projecteurs.
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Zlatan Ibrahimovic
C’est une – bonne – habitude pour le Suédois : partout où il passe, il remporte le championnat national. L’Ajax, l’Inter Milan, le Barça, le Milan AC et maintenant le PSG. Buteur, passeur et porte-bonheur donc, Zlatan a montré à la Ligue 1 l’étendue de son talent et à la France l’immensité de son charisme. Une marionnette aux Guignols, un verbe – zlataner – entré dans le vocabulaire : il impressionne par sa force mentale et agace par sa suffisance. Son nom est évoqué à la Juventus, mais son agent annonce au lendemain du titre qu’il reste dans la capitale. Quoiqu’il advienne, Zlatan fait déjà partie de la légende du PSG.
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Thiago Silva
Il est arrivé discrètement sur les terrains de Ligue 1. Le défenseur brésilien est comme ça : discret, mais d’une efficacité diabolique en défense centrale. Une muraille que peu d’attaquants sont parvenus à franchir. Meilleur défenseur de Ligue 1, sans conteste, Thiago Silva, c’est le joueur ultra-complet qui a tenu la défense du PSG. Il était à Milan l’an passé, il a ébloui la France et l’Europe de son talent, le Real Madrid aurait un œil sur lui lors de cette fin de saison. Le PSG doit beaucoup au patron de la défense cette saison, l’une des meilleurs qu’un défenseur n’ait jamais réalisée au PSG.
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Salvatore Sirigu
Pas de beaux champions sans grand gardien et le PSG ne déroge pas à la règle. L’ancien portier de Palerme n’aura pas eu besoin de beaucoup de temps pour s’imposer dans les cages : dès son arrivée la saison passée, il prend la place de Nicolas Douchez venu pourtant de Rennes pour être titulaire. Des arrêts de grande classe, une présence indiscutable et une mentalité de vainqueur : Sirigu a de nombreuses fois permis au PSG de prendre des points et s’est imposé comme le meilleur gardien du championnat de France. Le probable successeur de Buffon en sélection italienne, s’il reste dans la capitale pour les saisons à venir, pourrait bien devenir l’un des meilleurs gardiens de l’histoire du club.

Quarts de finale aller de la Ligue des Champions : J1

C’est sans hésiter les deux plus belles affiches de ces quarts de finale de Ligue des Champions qui se déroulent ce soir. Au programme, un alléchant Bayern Munich face à la Juventus Turin mais surtout le rendez-vous que toute la France attend : Paris Saint-Germain – Barcelone.

 

Bayern Munich – Juventus Turin

Difficile de dire qui sortira vainqueur de cette confrontation.Les deux équipes sont au firmament de leurs championnats respectifs : ce weekend le Bayern a battu Hambourg d’un score éloquent de 9-2 tandis que les Turinois se sont imposés 1-2 sur la pelouse du San Siro lors du choc face à l’Inter Milan.

Le Bayern n’a jamais paru aussi fort ces dernières années : Neuer, Lahm, Kroos, Ribéry, Mandzukic… L’équipe bavaroise possède des joueurs cadres dans chaque ligne. Et c’est sans compter sur le banc : avec Mario Gomez ou encore Javi Martinez, peu d’équipes en Europe peuvent rivaliser avec un tel groupe. Et dire que le vétéran Claudio Pizarro, auteur de quatre buts, risque d’être dans les tribunes…. Avec des joueurs de tête comme Chiellini ou Barzagli, le club allemand devra se méfier des coups de pieds arrêtés, sur lesquels ils sont toujours aux abois : lors des huitièmes de finale face à Arsenal, deux des trois buts encaissés par les Munichois l’ont été sur corner.

Seul équipe à ce stade de la compétition à jouer en 3-5-2, la Juventus 2012-2013 est diablement efficace. Sur sa lancée du Scudetto remporté en 2012, la Juv’ signe son retour sur la scène continentale de manière fracassante. Doté de joueurs de grande classe comme Pirlo ou Marchisio, le club italien peut faire la différence au milieu de terrain. Seul petit bémol : la pointe de l’attaque. C’est là où le bât blesse : la Juventus ne possède pas d’attaquant de la trempe d’un Mandzukic ou Gomez. Matri et Quagliarella, sans doute titulaires ce soir, sont des bons joueurs mais n’ont rien d’un attaquant de classe internationale. C’est pour cela qu’elle va d’abord s’appuyer sa défense à 3 Chiellini-Bonucci-Barzagli, associée au légendaire Gianluigi Buffon dans les cages, qui n’a encaissé que 19 buts en Serie A depuis le début de la saison.

Compositions probables

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paris Saint-Germain – Barcelone

Lors du tirage au sort de ces quarts de finale, beaucoup de Parisiens le réclamaient : le championnat en passe d’être bouclé, ils voulaient se frotter à la crème du football européen. Et le moins que l’on puisse, c’est qu’ils ont été servis ! Véritable évènement en France, cette confrontation face au Barcelone va être une bonne occasion de jauger l’équipe parisienne. Alors, Leonardo, elle est vraiment « faite pour l’Europe », ton équipe ?

Déjà crédité d’une avance confortable en championnat, le PSG a eu tout le loisir de se concentrer sur leur plus gros match de cette saison après sa victoire convaincante face à Montpellier vendredi dernier. Le onze titulaire, à l’exception de Thiago Motta, est au grand complet. L’équipe parisienne devra tout d’abord s’appuyer sur ses cadres habitués aux joutes européennes comme Thiago Silva, Alex mais surtout Ibrahimovic. Celui aura particulièrement à cœur de se distinguer face à ses anciens coéquipiers de Barcelone, qu’il a quitté en mauvais termes. Les supporters parisiens peuvent se rassurer : les joueurs ne risquent pas de faire preuve de suffisance ce soir comme ils le font quelque fois en Ligue 1….

Non, la fin de leur cycle n’est pas pour tout de suite. Alors qu’il y a encore quelques semaines, l’opinion publique jetait l’opprobre sur l’équipe catalane après des défaites face au Real Madrid et à l’AC Milan, l’équipe catalane a su renaître de ces (relatives) cendres et redevenir l’épouvantail de cette compétition. Elle aussi délestée du poids du championnat après une Liga qui lui est promise, une équipe remaniée du FC Barcelone n’a pas fait mieux que le match nul 2-2 sur la pelouse du Celta Vigo ce weekend. Mais ce sera une autre paire de manches. Ce sera l’équipe au grand complet. Même le latéral Jordi Alba, annoncé incertain, devrait être titulaire. A noter qu’un an après sa greffe du foie, Eric Abidal faire son retour sur le terrain dès ce soir.

Compositions probables